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Corinne Vionnet aime la confrontation permanente des images
: confrontation du lieu, des villes et du temps. Ici, 2 voyages
se sont succédés : Doha en 2001, New York en
2003, 2 topographies lointaines à partir desquelles
la photographe construit son récit. Avec un regard
distant, Corinne arpente l’espace, le plus souvent privé
de personnages, mais dont l’accumulation d’indices
témoignent d’une densité humaine et urbaine.
Les rues et les parkings de New York sont ici déserts,
contenant presque une atmosphère inquiétante.
La ville incarne un espace de transit, une certaine vacance,
accentuée par la présence de la nuit et de la
neige, où le silence se fond à la fiction. A
ces clichés répondent d’autres images
celles d’une ville au antipode, Doha, où les
signes d’urbanisation et d’industrialisation se
mêlent à un horizon de sable.
(New York) (Doha), constitue une variation poétique
autour de fragments d’une réalité urbaine
et quotidienne. Le paysage devient ici le lien entre la réalité
et la fiction, le souvenir et l’expérience, le
lien entre le monde et les hommes.
Le ton reste neutre, le propos est libre. Dans ses paysages
en attente, Corinne Vionnet invente sa propre solitude, celle
du regardeur ou du voyeur et induit dans sa vision du paysage
seul, une picturalité évidente et séduisante.
ŒUVRES
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