Barbara PUTHOMME

 


Barbara Puthomme

Doctorat de Philosophie. Vit et travaille à Besançon

Son oeuvre

Jardin des délices. Paysage en 11 séquences.Barbara Puthomme
11 paysages sous globe se côtoient et dessinent leur paysage. Ils sont comme autant de paysages possibles, de mondes à venir ou de mondes à avoir été. Au cours de la réalisation s’est immiscée l’image des faces extérieures des volets du jardin des délices de J. Bosch, où est représenté le monde au troisième jour de sa création, vu à vol d’oiseau dans une sphère de cristal qui renvoie à la fragilité du monde. Le créateur est relégué dans un coin à gauche. Et le paysage est à la fois végétal et minéral. Aucune figuration d’animaux, ni d’êtres humains. L’effet est celui d’un espace de désolation, de fin du monde, alors qu’il s’agit juste de son commencement, d’un monde en devenir que les étranges formations végétales-minérales laissent deviner. On entrevoit déjà les transformations et les changements de règnes qui vont s’opérer dans les compartiments intérieurs du triptyque. En ce sens, c’est bien de temporalité dont il s’agit, plus que d’espace.

Les 11 paysages présentés jouent eux aussi de la temporalité. Ils peuvent être lus comme des séquences, plutôt que comme des espaces géographiques. C’est un parcours temporel qui se dessine : premiers mondes, mondes futurs, laps de temps présent, mondes imaginaires qui se succèdent comme autant de mondes possibles.
Temps des commencements, temps à venir, instants fugaces, temps d’un rêve ou d’une rêverie …
Certes, l’espace du globe impose bien quelque chose de l’ordre de la spatialité, il découpe l’espace, l’enferme et l’isole (à la manière des « bulles d’amour » que l’on retrouve dans le panneau central du jardin des délices). Mais en même temps, cet espace est de verre, ainsi ces paysages se libèrent et s’évadent de leur cadre fragile. Ils deviennent a-spatiaux. Ce dégagement hors l’espace rend possible l’avènement du temps. Et le globe, qui est censé enfermer et délimiter, devient le protagoniste d’un événement. Il impose de la temporalité. La coutume de protéger les horloges sous globe de verre fait ici signe.

Il s’agirait, à travers ces 11 globes de protéger le temps, d’en conserver la variété, et peut-être de dire les temps : le temps premier, le temps à venir ou le temps rêvé.
Les globes seraient des réserves de temporalité pour des temps futurs. 11 temporalités différentes, 11 événements différents, 11 séquences d’où puissent s’épanouir de nouveaux mondes.

Expositions

  • 2012.Galerie Ligne treize, Carouge-Genève
  • 2011. D’uns, certain paysage, Pavé dans la mare, Centre d’art mobile, Besançon.
  • 2011. Barbara Dasnoy. Barbara Puthomme. Galerie Jean Greset. Besançon.
  • 2010. Carte blanche à Louis Ucciani. Galerie Jean Greset, Besançon.
  • 2009. Paysage 1, Galerie Jean Greset, Besançon.
  • 2009 Galerie Talbot, Paris
  • 2009 Reliques, Galerie Ligne treize, Carouge – Genève / Galerie Talbot, Paris
  • 2007 Paysage incertains, Galerie Ligne treize, La brosserie, Montgesoye ,France
  • 2006 Les anges. Art BFC, Montigny-sur-Vingeanne (Côte d’or) France
  • 2005 La liberté du lion. L’axe Bartholdi, Centre d’Art Mobile. Le Cylindre, Larnod, France
  • 2004 Becs. Histoire intra-muros. Atelier Cantoisel, Joigny (Yonne) France
  • 2004 L’origine de l’origine. Art et Utopie II. La mémoire des commencements, Centre d’Art Mobile, Églises C.N. Ledoux. Roche et Fouvent, France
  • 2004 We have forgotten where we come from/III. Fondation Farpath. Point B, New York
  • 2004 La bête II. École régionale des beaux-arts de Besançon, France.
  • 2003 La foi. Art et Utopie. Églises de C.N. Ledoux Exposition collective organisée par le Centre d’Art Mobile. Fouvent-le-Haut et Roche (Haute-Saône). France
  • 2003 La Bête. Ceci n’est pas une exposition. Montigny-sur-Vingeanne (Côte d’Or).France
  • 2002 Le coq. Musée des arts et traditions populaires. Champlitte. France
  • 2002 Sans titre. AAAc. Château de Champlitte, France
  • 1997 Les terres blanches – CICV Hérimoncourt, France
  • 1996 Action-affiches. Nous avons oublié d’où on est né /I. Besançon, France

Prix

  • 2004 : Prix de la Fondation Farpath, New –York