BAPTISTE


 » Faire des ronds dans l ‘eau  » sérigraphies , 2015
Il y a quelques années Baptiste s’interrogeait sur les traces avec une série intitulée « Que peut-on écrire sur la mer à part le nom des océans ? ».
Aujourd’hui, après des miles parcourus dans le sillage d’Ulysse, il prolonge son questionnement en relativisant la tâche du peintre. Faire des ronds dans l’eau , c’est se bercer dans l’illusion de laisser une trace. Un geste presque inutile. Presque…


« Sur les traces des 7 merveilles du monde » – Exposition à la galerie LIGNE treize en décembre 2013

 


BaptisteNé en 1952. Vit et travaille à Bordeaux.

Lieux d’expositions

PARIS – BORDEAUX – BAYONNE – MARSEILLE – BESANCON – LYON – NOUMEA – CASABLANCA – ISTANBUL – GENEVE

Ecrits

  • Changer la face du monde, éditions Point de fuite, William Blake and Co., 1991.
  • Terres & Eaux – carnet d’exposition, galerie Guénégaud, Paris 1994.
  • Vies et destins de quelques jambons de Montpon – éditions Stèles, Bordeaux, 1996.
  • Petits transports éditions Confluences, Bordeaux 1998.
  • Oû faut-il chercher l’oubli ? Nouvelles du sud et du nord avec E.Audinet Editions Confluences, 1998.
  • Transport, 2007

Son travail

Baptiste continue son exploration du monde.
En archéologue minutieux il recueille des fragments qu’il ordonne en châteaux de sable ; il rend visible les frontières et l’essence organique des choses. Ses lignes de crêtes racontent les impétueux vestiges des mouvements chtoniens, morcellements d’archipels prisonniers de la Méditerranée aux irruptions des îles volcaniques.

Il révèle l’invisible dissimulé dans la mer, ses sels dilués qu’il laisse évaporer créant de nouvelles formes, parcelles ou tas ; sédiments de matières sans artifice, petits bouts de réel condensés sur la surface d’une toile.

Chercher, jouer, répéter, toujours, l’infantile, le futile, le plaisir, la chair et le rêve ; Baptiste sonde jusqu’à l’originaire, éprouve les substances pour en souligner la nature et les différences.

A l’éther s’oppose la matière, au présent l’éternité, au réel le mythe, à la continuité l’impermanence.

Entre les mots et les choses, un espace, un trouble, une énigme permettent la pensée, la création. Baptiste se tient sur ce fil, en équilibriste ou plutôt en navigateur avisé et insatiable, il louvoie sur les océans pour mieux cerner le monde. Les côtes, les crêtes, les profils se précisent, les fractures s’apaisent, s’entremêlent, deviennent des limites sensorielles. La toponymie ou ses géographies métaphoriques sont des corps à corps de matière, des alliances. La mer relie autant qu’elle sépare les continents. Ses voyages, ses pérégrinations sont des rencontres où les frontières, les séparations se modèlent, se rejoignent, se diluent. Sa quête, rejoint celle d’une mémoire éternelle, conservée par des traces qu’il nous donne à voir.

Œuvre à l’image de sédiments et limons déposés par les vagues sur la laisse. Entre la terre et la mer naissent et se conjuguent à l’infini les histoires d’amour. Baptiste redoute les marées trop basses annonciatrices de ruptures, disparition des êtres et des choses. La Méditerranée sous l’égide de trois continents, berceau des échanges commerciaux, culturels et spirituels offre une dialectique turbulente mais durable. La mer dessine les contours, les paysages conservent une stabilité presque immuable. Ces matières sont l’essence même de l’exploration et des inscriptions de ses créations artistiques.

Interview

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Video

Site web : www.bcommebaptiste.com