Michel HAAS

 


Michel Haas

Né à Paris en 1934.
Vit et travaille à Paris.

Lieux d’exposition

Depuis près de quarante ans, il a exposé dans de nombreuses galeries françaises et étrangères (New York, Madrid, Tokyo, Genève…). Dès 1978, ses oeuvres sont montrées à la Fondation Nationale des Arts Graphiques et Plastiques de Paris. Successivement, en 2005 au Musée Maillol puis en 2007 le Musée départemental de préhistoire de Solutré et récemment en 2013, le Musée du Dessin et de l’Estampe Originale à Gravelines honorent l’ensemble de son travail.

son oeuvre

« …Disons-le d’emblée. Michel Haas n’est pas plus graveur, que dessinateur, que peintre, que sculpteur même. Michel est Haas est un artiste qui a dépassé depuis bien longtemps ces catégories pour se concentrer sur l’unique question qui vaille : sa création(…)
Une seule chose est invariable et extraordinairement palpable dans l’oeuvre de Michel Haas : le papier. Il ne crée que sur papier. C’est à la fois son support, son terrain de fouille, sa matière première. Traditionnellement les oeuvres sur papier sont présentées encadrées derrière un verre protecteur certes, mais projetant l’oeuvre dans un espace infranchissable pour le spectateur, accentuant son caractère iconique et étranger. Ce mode de présentation contredit totalement l’esprit de l’oeuvre de Michel Haas. La matière du papier, son épaisseur, les plis, les déchirures qu’il y pratique, donnent un caractère extraordinairement physique à ses oeuvres. Elle fonctionne comme des sculptures, partageant le même espace que nous-mêmes. Nous pouvons les toucher, les sentir, les ressentir. Ce sont des images, non des icônes. Comme si nous ressentions qu’elles aussi vivent et peuvent mourir. C’est en cela qu’il y a de la vie dans l’oeuvre de Michel Haas. Son coeur y bat. En cela aussi son travail est plus profond qu’un travail sur la vie. Certes il représente des scènes de la vie quotidienne, des cyclistes, des couples, des personnages travaillant sur un ordinateur portable, des chats, des hommes buvants, des vieillards. Certes il le puise tout cela dans son quartier, là où le mène ses pas. Cependant dans cette mise à l’honneur de son époque, dans cet intérêt pour les musiciens et les danseurs, pour les bouquets de fleurs et les balayeurs, il y a une célébration affirmée de la vie. »
Paul Ripoche