Myriam BOCCARA

 


Myriam Boccara

Née en 1959 à Paris.
Vit et travaille à Paris.
Etudes d’architecture à Paris et de peinture à l’académie Bertholle.

LIEUX D’EXPOSITIONS
GENEVE – PARIS – BAILLEUL – BAGNOLET – BESANCON

Née en 1959 à Paris, Myriam BOCCARA vit son enfance au Maroc, puis regagne Paris pour des études d’architecture. Architecte, puis peintre formé à l’académie Bertholle, elle démarre sa carrière à la manière d’un reporter. Appareil photo en bandoulière, elle collectionne les sujets : salons de coiffure pour dames, la ville à travers la fenêtre d’un autobus, les carrousels des fêtes foraines, les baigneurs, les vaches et les scènes de pique-nique… De cette promenade attentive à l’homme, Myriam Boccara flirte avec l’insolite, le dérisoire, parfois l’inquiétant..

Après ce temps de déambulation et un sérieux penchant pour les scènes de la vie ordinaire, Myriam BOCCARA s’installe dans une rêverie sur le paysage, déclinant un à un des thèmes formels de la nature à la recherche d’un paysage des origines, paysage théorisé et inventé dans le silence de l’atelier.
Un arbre, une forêt, une île, une route …l’oeuvre de BOCCARA est réfléchie, elle se matérialise au rythme de la lumière et des couleurs palpables du pastel. Entre ciel et terre, il y a là une sereine et secrète conversation des formes, un mouvement qui fait ressortir l’intense jubilation du voyageur.

D’ailleurs plusieurs itinéraires sont cités répondant à la volonté d’écrire un voyage initiatique par la fragmentation des déplacements, vers le sud, le nord, le long d’une côte, à l’intérieur des terres, avec au bout, quelque part, une frontière. Du Maroc à la Bretagne, en passant par la Bourgogne, le voyage est ici vécu comme état, expérience. Il nous parle d’un temps suspendu et de tout ce que la mémoire recèle de capacité à s’émouvoir du visible et de l’invisible.

FORMAT PAYSAGE (un texte de Myriam Boccara)
Que se passe t il derrière ces paysages supposés tranquilles ?
Un jour en les peignant, j’ai pensé appeler cette dernière série: « NO TROUBLE IN THE COUNTRY ».
Là, en Bourgogne, quelque part au milieu des champs et le silence des bosquets il y avait déjà dans ma tête cet autre titre : « LA TENDRESSE DES COLLINES » car, c’est comme si toute la sensualité et la rondeur joufflue du monde étaient ici présentes.
La nature est ici, duveteuse, veloutée, tendre, pulpeuse, dépositaire du seul berceau d’une humanité campagnarde, d’une origine du paysage.
Le vallonnement m’emmène par le chemin de terre, prés et champs en pente douce.
Les plans basculent au creux des vallons, quelqu’un longe la forêt par le sentier, personnage mystérieux. Il donne l’échelle au paysage et nous rappelle l’immensité terrestre tant il est petit.
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