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Sylvain Granon - Exposition à partir du 16 janvier 2021 à la galerie LIGNE 13

Sylvain Granon

Résonances

Peintures

Suite aux directives sanitaires du Conseil Fédéral, la galerie est fermée jusqu’à fin février.
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Accrochage à la galerie

 

Il est possible que Sylvain Granon ne sache pas qu’il est romantique, et pourtant sa peinture l’est assurément. Ses paysages parlent d’eux-mêmes. Mais encore faut-il savoir les écouter. Se mettre devant une peinture, ça ne va jamais de soi : il faut se faire des yeux pour ça. Le cinéaste Mizoguchi dit quelque part qu’il faudrait se laver les yeux entre chaque regard. Qui, de nos jours, y penserait ? Lorsque je suis devant un tableau de Sylvain Granon, il me semble que je ne ne vois pas tout à fait un paysage. Il me semble plutôt que je vois une peinture cherchant à se mettre dans la peau d’un paysage. Il me semble même que le travail du peintre consiste à réaliser cette peau, à lui rendre justice, à la mettre en lumière. Cette peau du paysage, si on ne voulait parler que de son effet on pourrait l’appeler atmosphère, mais si on veut parler de ce qu’elle est en soi on peut l’appeler rendu, dans la mesure où la peinture rend au paysage ce qu’elle lui a emprunté, non pas exactement ce buisson, cet arbre, ce bosquet, cette haie, cette allée, cette prairie, cette vallée, cette colline, mais tout l’imaginaire associé à cette verdure qui loin de rester verte en devient noire, bleue, orangée — selon l’heure, le temps et la saison, dirions-nous si nous tenions à l’atmosphère—alors qu’il s’agit bien plus sûrement de ce que le peintre avait en tête lorsqu’il tentait de rendre grâce à l’onctuosité de l’huile ce qu’il avait — ou plus vraisemblablement ce qu’il aurait pu avoir — devant les yeux. Lire l’intégralité du texte
Christophe Caillé